être humain

J'appelle ton ambition pure !

Humain, jeu te regarde dans les yeux, au plus profond de qui tu es. Sais-tu partager ce regard ?

Jeu n'y vois pas un homme, pas une femme... Jeu n'y vois pas un français, un américain, une japonaise, un inca... Jeu n'y vois pas un juif, un musulman, une baha'i, une spirituelle... Jeu n'y vois pas une arabe, un noir, une aborigène, un mosuo... Jeu n'y vois pas une mère, un grand-père, une fille, un oncle... Jeu n'y vois pas une épouse, un conjoint... Jeu n'y vois pas un avocat, un balayeur, une directrice, une employée, un commerçant... Jeu n'y vois pas une communiste, un libéral, une anarchiste... Jeu n'y vois pas un colérique, une jalouse, une forte tête, un faible, une capricieuse, un dépressif, une bipolaire, un heureux...

Jeu ne regarde pas avec mes idées et jeu vois un être merveilleusement unique.

J'y vois aussi la peur, la réduction, la distorsion.

Regarde mon regard. Acceptes-tu d'être aimé, pour qui tu es maintenant ? Ou veux-tu être protégée, veux-tu te cacher, veux-tu devenir, veux-tu continuer à jouer ton rôle, cet espace infranchissable entre toi et l'amour ?

J'appelle ton courage et ton ambition pure ! Pas celle de ta personne, celle de ton humanité, celle collective, celle de la société à laquelle tu "appartiens". Pas la société que les comportements manipulateurs t'imposent, celle que tu enfermes dans ton coeur en manque. J'appelle tes actions, j'appelle ton aptitude à la construire cette société là, sans d'autres références que ton expérience. J'appelle ta responsabilité à, paisiblement, tranquillement, sortir de la soumission à l'irrespectueux, à l'intrusif, à l'autorité. Non pas que ces choses soient mauvaises. Simplement, factuellement, elles envahissent ton espace de responsabilité et c'est un espace sacré pour la vie. Chaque responsabilité a son espace ! Regarde avec attention ! C'est ainsi que la vie fonctionne ! Regarde !

Jeu vois tes blessures. Elles ne te posent pas en victime, elles te montrent comment aimer ton agresseur.
Jeu vois tes culpabilités. Elles ne te montrent pas tes erreurs, elles éclairent le manque d'amour pour toi.
Jeu vois tes colères. Elles ne te montrent pas l'injustice, elles éclairent tes illusions d'impuissance.
Jeu vois surtout ton immense confusion entre l'amour et la tendresse, l'affection, le miel. Et tu dégoulines de dualité.

Comment oses-tu demander la tendresse ? Tu es si froid avec toi-même.
Comment oses-tu demander la sécurité ? Tu te mets en danger permanent.
Comment oses-tu demander l'amour ? Tu refuses de t'y ouvrir.
Comment oses-tu demander la reconnaissance ? Tu ignores toi-même qui tu es.
Comment oses-tu demander le respect ? Tu te respectes si peu.

Crois-tu que s'occuper de toi, c'est s'occuper de ton égo, te protéger, te faire du "bien" ? Crois-tu que s'occuper de toi, c'est s'occuper de ton égo ? Es-tu sérieux, humain ? Es-tu joyeux, humain ? Ou te noies-tu entre les deux ?

Vu par l'amour, tu ne peux plus te cacher et ton personnage ne me fait pas rire, ne me fait pas peur.

J'appelle ton courage et ton ambition pure. Jeu vois un être merveilleusement unique, le seul qui puisse créer cette minuscule portion de la société pacifique, sans laquelle elle n'est plus la même société.

Tu es lourd avec ton développement personnel, ton travail sur toi, ta spiritualité, ta famille, tes avoirs, ta carrière, ton futur, ton passé, tes blessures, tes problèmes, tes idéologies, tes valeurs, ces possessions matérielles, idéologiques, spirituelles, affectives, familiales, religieuses, culturelles, traditionnelles, mémorielles, toi, toi, toi, toi, toi seul, toi tout seul, toi séparé, toi pôvre isolé.

Allège ta vie vers la vie, simplement ça ! Allège ta vie vers la vie ! Si tu sais ce qu'elle sera, alors c'est simple : c'est autre chose ! Si tu sais où tu vas, alors c'est simple : c'est ailleurs !

Découvre, accepte sans résignation, manifeste qui tu es maintenant, pas en tant qu'individu, mais comme une partie significative de l'unité. Tout ce que tu sais avec des mots est un mensonge, est ta défense !

Si tu sais qui tu es, alors tu es autre ! Ce que tu es, c'est l'effet de toi dans l'univers, ici et maintenant. Et cet effet est tellement immense que tu ne le connaitras jamais, tu ne le verras jamais. Si, en fait ! Tu pourrais le connaitre, le voir, à une seule condition : que tu vives dans ton mental, que tu réduises cet effet à relativement "rien", que tu réduises ton ambition, que tu réduises ta vie. Tes plus grands rêves sont si petits, ton idéal tellement étriqué, ton imaginaire tellement conditionné. Si tu sais qui tu es, alors tu es autre !

Ce que tu es, c'est l'effet de toi dans l'univers, ici et maintenant. Nous en avons tous besoin !


Copyleft Lohey 2010 - Photographie de Lohey : "Lâcher prise"


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~ Commentaires ~

1. Le lundi 13 septembre 2010 à 15:43, par Orgar

Magnifique, tout simplement magnifique.

2. Le lundi 14 mars 2011 à 14:20, par thunder

whaou ! je reste sans voix, avec un sentiment de fraîcheur infini qui me coule dans mes veines. Merci Lohey

* Lohey : Bienvenue ! ;)

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