Les comportements intrusifs
Par Lohey, samedi 31 juillet 2010 à 07:42 :: les nuances évolutionnaires :: #62 :: rss
Moralement, émotionnellement, strictement tout peut être pensé intrusif ou pas. C'est livré à l'égo de chacun. Moralement, émotionnellement, strictement tout peut être considéré respectueux ou pas. C'est livré à l'égo de chacun. Moralement, émotionnellement, strictement tout peut être conceptualisé comme ma responsabilité ou celle de l'autre ou de personne ou de tout le monde. C'est livré à l'égo de chacun.
Pour autant, il est possible de déterminer une notion factuelle de comportement intrusif. L'intérêt étant d'instaurer du respect, se respecter soi et respecter les autres et ceci, selon un repère sensoriel, relativement stable au lieu du repère exclusivement arbitraire et égotique de la morale ou de l'émotionnel.
Première étape : Jeu pose la notion d'espace de responsabilité. Il s'agit de ne pas la poser idéologiquement, mais expérientiellement. Ainsi, jeu fais l'expérience que jeu peux bouger "mon corps" et pas celui des autres (sauf par manipulation physique ou psychologique). Il est un fait indéniable que chacun a un accès direct à UN corps, et n'a pas cet accès à tous les autres corps. Jeu pose que ceci, cette expérience là, simple, est la responsabilité. Ainsi, la responsabilité concrète est ce fait de pouvoir modifier directement. "Mon" corps est mon premier espace de responsabilité. Ceci est vrai dans strictement toutes les cultures, pour tous les humains.
Deuxième étape : Jeu pose que le manque de respect est le fait d'envahir l'espace dont l'autre est responsable, sans son autorisation. Ainsi, la notion de respect devient aussi factuelle, sensorielle que la notion de responsabilité. Ce respect là ne dépend d'aucune idéologie, d'aucune culture, d'aucune morale, d'aucun émotionnel. Sans exception, respecter, c'est ne pas envahir l'espace de responsabilité d'un autre. Par exemple donc, personne n'a le moindre droit d'entrer dans mon espace corporel sans mon autorisation.
Troisième étape : Jeu pose la conscience sur le fait que jeu peux mobiliser "mon" corps pour des actions et que chaque action vient avec un espace de responsabilité, non pas morale, idéologique, mais factuel. Par exemple, l'acte de fumer implique l'espace que la fumée va prendre et ceci ne dépend d'aucun émotionnel, d'aucune culture, aucune morale, aucune idéologie. L'acte de conduire une voiture vient avec l'espace de la voiture et l'espace pris par son échappement. L'acte de planter des carottes pour 4 personnes vient avec le terrain nécessaire à ceci, l'espace où jeu prends l'eau éventuellement pour arroser et l'espace éventuel de diffusion des pesticides ou herbicides que jeu mets... etc.
Selon ce repère là, l'espace de responsabilité et le respect peuvent être "universels" et se libérer totalement de toute notion morale, égotique (émotionnelle), idéologique ou culturelle. Le respect devient une expérience simple et relativement stable que seule la mauvaise foi peut nier.
Une fois ceci intégré, il est facilement observable combien la société actuelle cumule les irrespects. Pour des tas de raisons différentes, de nombreux humains prendront le droit d'entrer dans l'espace de responsabilité d'un autre et tenteront d'y imposer leur vision, leur désir, leur contrôle.
La vie est pourtant parfaite ; chacun a ses espaces de responsabilité. L'égalité tant recherchée politiquement par les humains, ironiquement leur est un don permanent à l'instant où ils cessent de se soumettre à une autorité qui les en prive. Mais lorsqu'un humain ne se sent pas capable d'utiliser son espace, de créer dans l'espace dont il est responsable, autrement dit, de prendre ses responsabilités, alors il peut, consciemment ou pas, tenter de prendre le contrôle de l'espace d'un autre où l'autre agira selon sa volonté et ses désirs à lui.
Egalement, la moindre émotion donne le droit à quelqu'un, dans notre société, de violer l'espace de responsabilité de l'autre. Il croira légitime de venir mettre sa colère, sa peur, sa tristesse ou sa joie égotique dans l'espace de celui dont l'action a déclenché son émotion. Ceci en parfaite inconscience que le déclencheur d'une émotion n'est pas la cause d'une émotion (simple à vérifier) et qu'un humain est forcément responsable de la cause de ses émotions. Bien sûr, il n'est pas toujours responsable, par contre, du déclencheur de ses émotions.
Dans une société consciencieuse, chacun est profondément conscient de ses espaces de responsabilité et ne se donne le droit de sa liberté pleine que dans ces espaces là. Il se donne également le droit sacré de n'y laisser entrer que ceux qu'il souhaite. Ceci sans exception, ni l'état, ni aucune autorité, ni aucun membre familiale ou tribal, ni aucun "ami"(tm) facebook. 
Aujourd'hui, ces 2 repères (espace concret de responsabilité et respect concret) représentent la seule possibilité de paix sociétale que jeu sois capable de concevoir. 
Copyleft Lohey 2010 - Photographie de Lohey : "Nos espaces de liberté"
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1. Le vendredi 20 août 2010 à 20:08, par Julie
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