dimanche 28 septembre 2008
Co-responsabilité
Par Lohey, dimanche 28 septembre 2008 à 16:57 :: les nuances évolutionnaires
Jeu pose mes conceptions ainsi : il y a le mental, centre de l'abstraction des données sensorielles et puis mémoire pour les stocker et les organiser. Cette aptitude à abstraire jusqu'à la généralisation peut finir par caser strictement toute expérience humaine dans 2 seules cases globales : bien ou mal. Une représentation morale qui manifeste les croyances et les valeurs du penseur. Cette référence très générale aboutit aux processus du jugement et de la condamnation. Chaque situation perçue sera généralisée et traduite par ce filtre binaire, plus que prise en conscience dans toute son unicité et sa nuance. Il y aura alors des choses bonnes et des mauvaises, des positives et des négatives.
Il y a aussi la conscience, dont la source n'est pas l'individu. L'individu est dedans et peut en bénéficier s'il s'y ouvre, humblement, en mettant de côté ses croyances et ses valeurs, en se libérant du connu et en s'ouvrant à l'inconnu d'aimer... acte purement et strictement nouveau à chaque instant qu'il est vécu.
Ainsi, la morale favorise et justifie le jugement (qu'il soit en bien ou en mal) et la condamnation. Par contre, la conscience favorise l'attention et l'action aimante. Aussi, la morale oriente la notion de culpabilité. La conscience oriente la notion de responsabilité.
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Dans un univers moral, être gentil, doux, c'est bien ! Peu souvent la conscience est mise plus loin que ce jugement abstrait là : bien.