être humain

dimanche 28 septembre 2008

Co-responsabilité

Jeu pose mes conceptions ainsi : il y a le mental, centre de l'abstraction des données sensorielles et puis mémoire pour les stocker et les organiser. Cette aptitude à abstraire jusqu'à la généralisation peut finir par caser strictement toute expérience humaine dans 2 seules cases globales : bien ou mal. Une représentation morale qui manifeste les croyances et les valeurs du penseur. Cette référence très générale aboutit aux processus du jugement et de la condamnation. Chaque situation perçue sera généralisée et traduite par ce filtre binaire, plus que prise en conscience dans toute son unicité et sa nuance. Il y aura alors des choses bonnes et des mauvaises, des positives et des négatives.

Il y a aussi la conscience, dont la source n'est pas l'individu. L'individu est dedans et peut en bénéficier s'il s'y ouvre, humblement, en mettant de côté ses croyances et ses valeurs, en se libérant du connu et en s'ouvrant à l'inconnu d'aimer... acte purement et strictement nouveau à chaque instant qu'il est vécu.

Ainsi, la morale favorise et justifie le jugement (qu'il soit en bien ou en mal) et la condamnation. Par contre, la conscience favorise l'attention et l'action aimante. Aussi, la morale oriente la notion de culpabilité. La conscience oriente la notion de responsabilité.

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Gentil ou Transparent ?

Dans un univers moral, être gentil, doux, c'est bien ! Peu souvent la conscience est mise plus loin que ce jugement abstrait là : bien.

Pourtant, lorsque jeu le fais, jeu vois que j'ai des intentions à me montrer gentil, à montrer cette image, à faire ce calcul. Lorsque j'oriente qui jeu suis selon cette décision mentale, prise à l'avance, une sorte de règle à suivre quitte à tricher, alors, par définition, jeu ne suis pas simplement transparent. Jeu ne me montre pas tel que jeu suis, jeu déforme vers la gentillesse. Et j'ai des raisons de le faire.

Tout un tas de processus vont me permettre de coller à ce choix, contre ce que jeu ressens, ce que j'ai envie, ce que jeu crois et parfois ce que jeu décide, contre qui jeu suis au-delà de l'image de moi que j'aime tant. Si jeu les lâche, alors jeu ne suis plus gentil, jeu suis "vrai". L'intention change. Elle n'est pas orientée vers l'obtention de résultats mais vers une "présence honnête", une conscience de soi, un respect de ce qui est vécu... respect qui, bien entendu, n'empêche en rien le respect de l'autre.

Etre vrai, transparent, n'implique en rien de céder à toutes mes crises sous prétexte d'honnêteté. Il s'agit simplement de reconnaitre que jeu suis en crise et que c'est ma responsabilité. Jeu peux même le dire à l'autre au lieu de lui passer ma crise sur le dos ou me forcer à faire le gentil.

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