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Toi là ! Ouai ouai toi, te retourne pas genre « ch'us innocent(e) », t'es tout(e) seul(e) devant l'écran, vil(e) maroufle ! ... Heu bon ... c'est vrai, t'es effectivement innocent(e)... ( encore que... (c; ), mais pour autant, tu pourrais ne pas être inoffensif ! ((c: Pardon, pardon, ça manque un peu d'explication là : |
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J'ai rien d'un maso, mais fais moi mal si c'est utile, en tout cas, surpasse ta peur de faire mal. Le manque d'action et/ou de communication est bien pire ! Si tu as peur des conséquences d'une action, tu peux être terrorisé(e) des conséquences d'une non-action ! (c: J'aurais pu/du mettre ça sur la page "Action" également. Sois sûr(e) d'un truc ; la douleur je sais gérer, j'ai appris. Sois sûr(e) d'autre chose ; si tu crains de faire mal à quelqu'un que tu penses trop fragile, le/la ménager l'enfoncera davantage, tu ne pourras jamais le/la protéger de toutes les douleurs à venir. Jamais ! Autant lui faire mal avec amour, autant lui donner du respect, de la considération et surtout de la sincérité à toute épreuve qu'une pitié intrinsèquement réductrice ! |
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Tu me vois venir, ça s'applique à toi aussi hein ! (c; N'ai pas peur d'avoir mal, fais face, apprend à gérer la Douleur ! De la même façon que le courage de faire mal te poussera à bien agir avec tes amis ( et les autres aussi d'ailleurs ), le courage d'avoir mal te poussera à bien agir pour toi, à résoudre tes problèmes au lieu de les fuir, à construire, bouger, grandir au lieu de stagner, t'enfermer, t'affaiblir ! |
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S'il n'y a qu'une chose à garder en tête c'est la suivante : La douleur est nécessaire, mais la souffrance, c'est ton choix ! |
Ben non c'est pas pareil... enfin, c'est pareil pour le dico, mais j'ai pas trouvé mieux que le mot "souffrance" pour exprimer tout ce qui, à la fois engendre et représente : le repli sur soi, cet état de victime presque rassurant et douillet, la fuite, la croyance naïve qu'on peut oublier, la mise en place de boucliers défensifs qui ne contraignent que soi...etc. La souffrance, c'est terrible car elle n'engendre que de la souffrance ! Rien d'autre ! Rien ! Sa seule évocation à tendance à m'énerver en me rappelant tous ces gens que je connais et ceux que j'aime qui souffrent alors qu'ils auraient pu vaincre leur douleur depuis si longtemps ! Grrrrrr, tiens ! (c: |
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Là encore, dans nos têtes, on a tous des principes tellement vieux qu'on ne sait plus d'où ils viennent, mais débordant de sagesse simple : « Quand on tombe de cheval, faut remonter tout de suite ! ». J'ai appris la même chose en sport ; quand on s'est fait mal, faut recommencer immédiatement pour empêcher la peur de s'installer ! Disons que c'est la base simpliste du raisonnement. En poursuivant l'observation de mes douleurs, mes souffrances ( car je suis tombé dans le panneau aussi évidemment ), des douleurs et souffrances des autres, j'ai fait au moins un constat important : c'est pas vrai que le temps guérit, il ne soigne même pas ! Les grandes douleurs, celles qui marquent au fer rouge, tu les retrouves plusieurs dizaines d'années plus tard chez les gens qui en ont fait des souffrances. Les douleurs non gérées sont encore là à la veille de la mort, parfois plus vives que jamais. Ces douleurs ne disparaissent pas avec le temps, elles ne s'atténuent même pas. Pire encore, elles le font croire en résignant la personne petit à petit. C'est la personne le plus souvent qui s'habitue, pas la douleur qui s'en va. Quelques joies peuvent les cacher temporairement, mais elles reviendront plus fortes encore à la moindre faiblesse. Ces douleurs, faut les résoudre, les dissoudre !! La passivité lui donne de la force quand un comportement actif l'affaiblit à vu d'oeil ! Je jure, je sais de quoi je parle ! (c: |
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J'ai une chance énorme que je prends comme un cadeau mystérieux parce que je ne me l'explique pas : les gens se confient toujours à moi, je recueille très souvent, sans le demander, les confessions les plus intimes de nombreuses personnes. Je n'en connais pour ainsi dire aucune qui n'abrite pas une souffrance, une souffrance qu'elles portent comme un poids. J'ai alors pu observer deux caractéristiques :
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Je le disais, la Douleur est nécessaire, la Souffrance est une question de choix. Si on ne peut pas éviter les douleurs, on a à notre disposition pour les battre une infinie panoplie d'actions possibles, tous à notre façon, selon nos personnalités, selon la douleur, selon la situation ! Ça demande en général une énergie gigantesque et violente pour le faire, ça fait mal encore, mais c'est mille fois préférable à l'énergie usante et interminable même si elle est moins intense qu'il faudra déployer pour survivre à la souffrance, sans parler du pire : les cas où l'on ne souhaite plus y survivre, le suicide ! |
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Hého ! Y'a que toi qui parle là, tu me laisses placer deux mots oui ?! ((c; [ NDLR: mince, je l'ai déjà faite celle là, tant pis, je laisse, j'ai le droit de manquer d'imagination ! dc; ] Si c'est effectivement facile à dire et pas à faire, sache que je ne me permets pas seulement d'ouvrir ma gueule, j'ai fait et continue à faire ce que je dis aussi ! (c; Mais au-delà de cette considération égocentrique, il y a surtout le fait que je pense que c'est le seul moyen de réagir ! En gros, on n'a pas le choix... ou plutôt justement, on a uniquement celui de souffrir ou de faire front ! |
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Une parenthèse : l'humilité est une valeur que j'ai choisie d'essayer de suivre et, à ce titre, il faut préciser que, bien entendu, ces conseils que je crie sur cette page, comme tout ce qui est soutenu sur le site en entier, n'a que la valeur que tu lui donneras ! Je l'ai déjà dit, mais je ne le répéterai jamais assez. Ainsi, il y a éventuellement d'autres méthodes qui guérissent les douleurs. Tout ce que je dis ne sont que mes convictions, c'est ce qui marche pour moi, c'est ce qui me rend Heureux. C'est sûr, ça pourra servir à d'autres, peut-être pas à tous, j'en sais rien... au stade actuel de ma maturité ( ou immaturité, c'est relatif aussi ça (c; ), je sais que je n'ai rien vu d'autre d'efficace et je sais que ça, ça marche ! Ce site est là aussi pour récolter les philosophies des autres, tu peux faire ça ici, ne t'en prive pas ! (c; |
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Je peux maintenant revenir à mon cri, si t'as lu la page "Action", tu sais pourquoi ce cri existe et existera jusqu'à ma fin ! (c; J'allais préciser ce combat dont je parle depuis le début et que j'imagine pour Toi toujours entouré d'un brouillard incitant autant à la curiosité qu'à la méfiance... (c: On y est ! On y est : ((c:
Ça naît dans tous les esprits qui ont mal et malheureusement aussi dans beaucoup de conseils amicaux et même professionnels se voulant aidant : pour arrêter d'avoir mal, il faut oublier ! Même Francis s'y englue : « Il faudrait que tu l'oublies à longueur de journée... », pourtant il reconnaît ailleurs : « Elle n'en sort plus de ta mémoire, elle danse derrière les brouillards, et moi j'ai vécu la même histoire, depuis je compte les jours... ». Ben oui, parce que moi c'est devant ce conseil là que je suis toujours tombé d'ahurissement : « il faut oublier ! ». Ok, mais comment ? C'est possible ça ? Quelqu'un sait-il comment on décide d'oublier ? Y'a une formule magique ? Y'a tu un piton caché derrière les oreilles ( comme diraient nos cousins 'bécois ) ? C'est Microsoft qui a servi de consultant à Dieu pis il faut se boucher une narine tout en fermant l'oeil opposé pendant qu'on agite le cil arrière gauche, celui qu'est relié par une ride du bonheur à l'oreille de l'hémisphère émotif ?? |
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J'ai souvent tendance à rester dans un discours générique parce que je considère que les solutions concrètes sont spécifiques à chaque être humain, mais dans un but de clarté, voyons un peu plus précisément ce que je propose de faire à la place d'oublier. Forcément, faut prendre un exemple, ici une peine de coeur, une douleur de l'Amour, une de celles terribles et cruelles dont l'injustice peut vous oppresser le coeur et l'âme pendant des années si c'est pas pour toujours. J'ai vécu ça comme beaucoup de gens, c'était y'a environ deux ans et j'ai décidé d'essayer d'oublier pendant en gros un mois ! Seulement voilà, je suis plutôt impatient et c'était déjà trop long pour moi un mois ! (c: J'ai changé de route, j'ai décidé de me replonger dans l'histoire pour régler ce qui faisait mal. J'ai dit tout ce que j'avais à dire, j'ai fait tout ce que j'avais à faire, sans le moindre souci des conséquences et avec le moins de haine possible mais le plus de franchise et objectivité possible. J'ai agi très concrètement pour que la situation soit claire, en conformité avec un contexte sans torsion, sans mensonges, sans tricheries, sans tout ce qui trouble l'esprit et les sens... sans entrer dans les détails, j'ai tout fait sauf essayer d'oublier, j'ai beaucoup agi mais sans attendre de retour, sans vouloir provoquer quoique ce soit, j'ai agi dans un seul but : faire sortir de moi la douleur ! La régler ! Communiquer est un moyen inimaginable d'extérioriser les peines ! Inimaginable ! Quant aux injustices, les mettre sous la lumière sans honte et sans vouloir ménager les injustes ( même ceux qu'on aime ), est un moyen efficace de leur rendre justice. Pour se référer à un autre exemple, c'est bien connu, il est important pour la victime d'un viol de voir son criminel condamné, jugé coupable aux yeux de la société. Le plus important étant de faire tout ce qu'on pense bien sans essayer de vouloir garder le petit espoir que les choses redeviennent comme avant, avant la douleur. Pour faire le deuil efficace de l'histoire, il faut prendre le risque de ruiner définitivement les relations avec les personnes concernées quand c'est indispensable. Bien sûr, pour moi, tout ceci s'encadre dans le respect de tous les autres principes de liberté et de communication de ce site, mais il reste toujours un champ d'action respectueux et sage qui peut être entrepris, avec courage et conscience que c'est la bonne voie. Le respect et la sagesse n'impliquant pas toujours la douceur, l'inoffensif... on l'a vu. |
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Les détails aussi sont importants. On cherche souvent à bannir de notre vie le moindre élément qui a le malheur de nous rappeler l'histoire douloureuse. Personnellement, j'ai fait l'inverse. Les chansons pleines de symboles, j'ai pas cessé de les écouter, maintenant elles représentent aussi autre chose pour moi. Au lieu de n'être que le rappel non seulement d'un événement brutal mais aussi d'une décision tout aussi brutale, conditionnée et subjective de ma part de ne plus mélanger ma vie à cet objet, cet objet, ici une chanson, a poursuivi sa route avec moi. Il n'a plus aucune raison particulière de ne représenter qu'une seule chose, surtout douloureuse. Pareil pour les lieux empreints de coups de mémoire, des coups au coeur, je ne les ai pas fuis ! Au contraire, j'y suis retourné et je les ai re-colorés de nouveaux souvenirs tout aussi précieux. Pour les moindres détails de ma vie en rapport avec ce passé douloureux, j'ai fait front, j'ai ouvert grand mes sens, je ne me suis jamais caché. Je n'ai jeté aucun souvenir, aucune lettre, je me suis arrangé pour remettre de l'amour et du positif là où les bassesses humaines avaient jeté leurs emprises. |
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Le résultat est que bien évidemment, c'était prévisible, je n'ai pas oublié. Cette histoire revient très souvent en moi mais il n'y a pas le brouillard que décrit Cabrel, il n'y a aucune douleur, aucune peine, aucun ressentiment, plus aucuns. Je n'ai pas oublié, mais j'ai fait en sorte que ces souvenirs ne soient plus douloureux en rien ! Ça m'a permis très vite de reconstruire une autre histoire, ça m'a permis de développer une assurance et une force que je ne pourrai jamais rendre avec des mots. L'événement avait été si traître, si ingrat, si cruel et si inattendu que ça aurait pu me suivre des années entières, comme je l'ai vu souvent. Au lieu de ça, j'ai souffert un mois, rien de plus, puis je suis revenu à la douleur et j'ai eu mal de façon assez violente quelques fois encore, mais de moins en moins mal, très rapidement de moins en moins mal ! Depuis longtemps maintenant, il ne reste en moi plus que le beau de cette histoire, le mal a été terrassé, expulsé, les souvenirs sont encore plus riches et, le plus important de tout, plutôt que de mettre ce passé là de côté en espérant l'oublier vite pour reconstruire autre chose, j'ai continué à construire par-dessus cette histoire. Elle m'a servi de base. Pour rien au monde je voudrais ne pas l'avoir vécu, j'en ai tellement appris. Les bouts de mon âme qui existent grâce à ce bout de vie servent mon équilibre. J'ai fait de la douleur un trésor plutôt qu'un maître esclavagiste ! |
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Très récemment, la dernière phase ( que je crois ) de ma façon d'appréhender l'histoire est intervenue : le pardon ! (c: Au premier jet de la présente page, je n'imaginais même pas que cette phase allait exister un jour. C'est simplement en regardant une émission télévisée et surtout l'exemple de cette prisonnière juive torturée et seule rescapée de son groupe qui donne à son bourreau le baiser du pardon. Ainsi que cet autre exemple de la fille d'un couple assassiné par quelqu'un à qui elle a pardonné également son acte intolérable au point de devenir son amie proche. En plus du geste magnifique d'Humanité de ces gens, ce qui m'a marqué c'est la paix et le vrai Bonheur qui entouraient, depuis, non seulement les pardonneurs mais également les pardonnés, alors que d'autres témoignages d'individus qui avaient choisi la haine et/ou la vengeance, étaient criants d'un mal être aussi effrayant que triste finalement... En dernier lieu, l'important est-il d'obtenir vengeance ou d'être Heureux ? L'important est-il que le coupable paie ou qu'il ait changé au point de ne plus pouvoir jamais recommencer ? Penses-y, le pardon sincère est une action concrète qui forge dans ton esprit que tu as été plus fort que l'événement douloureux... en passant, il fait aussi du bien au pardonné alors pourquoi s'en priver ? (c; |
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J'espère que cette vague que j'ai initié depuis ma partie du Lac ira caresser et apaiser des surfaces en pleine tempête. (c: Et pour ceux qui me voient déjà rouler de la moquette, j'assure que cette phrase a un sens... (c: un sens qu'on ne peut pas comprendre avant d'avoir lu ceci. Tu pourras y revenir plus tard... (c; |
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Imagine un monde où la franchise est plus forte que le mal qu'on peut faire. Un monde où chaque vexation engendre une amélioration plutôt qu'une rancoeur. Un monde où chaque vérité blessante déclare une amitié franche plutôt qu'une revanche à prendre. Un monde où chaque action juste, légitime ou raisonnable mais douloureuse pousse à la compréhension, au respect et à un amour apaisant plutôt qu'à une tentative d'oubli de la souffrance qui, en fait, n'oubliera que l'Humanité qui l'a engendré. Ce monde existe ! Le mien en est témoin ! (c; |