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Elle est seule dans la nuit noire
Monde sans haine ni amour
Rien d'autre que ce désespoir
De le voir s'en aller un jour
Il est là-bas dans la lumière
Très loin d'elle et en contre-jour
Un mirage dans un désert
Comme une illusion de l'amour
Il est là depuis très longtemps
Sans perdre patience il attend
Peut-être bien depuis toujours
Une preuve de son amour
Qui ne vient pas
Ell' préfère aimer à distance
Amour où tout n'est qu'apparence
N'osant pas même s'approcher
De crainte de trop provoquer
La réalité
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Il est déjà presque trop tard
La lumière où finit la vie
Se dissout petit à petit
Pour laisser place au cauchemar.
La Mort peut s'emparer de tout
Même des rêves les plus fous
Laissant derrière Ell' le néant
Elle efface nos sentiments
Nos espérances nos amours
Nous rend muet aveugle et sourd.
Il est déjà presque trop tard
Non ne te laisse pas avoir
Bats-toi qu'Ell' ne t'emporte pas
Crois en la vie rêve et espère
N'éteins surtout pas la lumière
C'est ta seule arme et puis dis-toi
Que je t'aime et je tiens ta main
Car pour vivre j'en ai besoin
Que même au fond du désespoir
Il n'est peut-être pas trop tard.
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j'en rêve encore
de ces regards
des ces sourires
de tous ces souvenirs
qui ne veul' plus rien dire
juste un soupir
un peu trop tard
et ces remords
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J'invente et je me vante
J'invente un monde bien plus beau
Je vante un moi bien trop parfait
Pour être vrai
Cette vie illusoire
Refuge où l'on vit tell'ment mieux
Où personne n'a peur du noir
Ou bien si peu
Je m'y suis si bien transposée
Que je n'ai plus d'autre avenir
Et qu'il me faut partir
Quitter ce monde-là
Ne me retenez pas
C'est ici que je vous laisse
Ne parlez donc pas de faiblesse
Je me réfugie dans mes rêves
C'est une trêve
Car tout le reste est inutile
Je m'en vais vers mon Nirvana
On s'y retrouvera
En temps utiles
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J'aimerais te dire ce que j'ai sur le cœur
Et dans la tête et dans le ventre et dans mes rêves
Comm' si je te donnais un peu de mon bonheur
Pour qu'il reste un espoir le jour où tout s'achève
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Cherchant l'inspiration dans la mélancolie
Semant ici et là quelques mots au hasard
Je m'enfuis dans un rêv' loin de ces idées noires
Espérant y trouver quelque sens à ma vie ?
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un ennui un soupir un désir
envie de lire dans l'avenir
pour savoir avant de s'assoupir
ce qui pourrait un jour s'accomplir
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Oublie ton univers
Oublie ton avenir
Oublie ce qui t'entoure
Oublie même ta mort
Oublie ce qu'on t'a dit
Sur ce qu'est une vie
Car tout le monde a tort
Il n'y a pas qu'un parcours
Il n'y a pas qu'un plaisir
Il y a mille univers
A découvrir
Allume ta lumière
Eclaire tes désirs
Eclaire tes espoirs
Découvre ton bonheur
Et donne-lui la vie
Et donne-lui ta vie
Le pire et le meilleur
Le blanc le gris le noir
Puis invent' l'avenir
Fais-toi un univers
A ta hauteur
Et à partir d'ici
Il y a ta vie
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Cet enfant avait toute la vie devant lui
Des rêves plein le cœur
De l'espoir plein les yeux
Des millions de sourires à offrir
A l'amour d'une mère
Le protégeant du monde
Et cet enfant nageait dans le bonheur
Un jour il perdit pied
Il s'y noya
Il avait grandi juste un peu trop vite
Son insouciance était partie
A peine un peu trop tôt
Un enfant se noie sans son insouciance
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Un drame
Un enfant qui ne savait plus pleurer
Un enfant qui ne pouvait que tuer
Un pion dans un jeu bien trop compliqué
Qui n'a pour règle que l'hostilité
Juste trop jeune pour se révolter
Et tellement simple à manipuler
D'une kalachnikov il était paré
Pouvait aller se faire trucider
Son âme
N'a évidemment pas pu supporter
Il ne lui restait plus qu'à déserter
Ell' décida un jour de s'envoler
Au-dessus de cette fatalité
A cet instant l'obus a éclaté
Simple coïncidence
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volatile
un sourire esquissé
si fragile
trahit une pensée
fugitive
illumin' son visage
et arrive
à tourner une page
de mon âme
car il l'a bien compris
son sourire est la clé
de toutes mes pensées
et il lui a suffit
d'en user pour pouvoir
d'un seul de ses regards
savoir ce que je suis
d'un seul coup dévoiler
mes plus profonds secrets
découvrir ce que lui
représente pour moi
et ce que moi je vis
quand il sait lire en moi
d'un regard
il peut tout déchiffrer
un hasard
ou une destinée ?
il sait même
ce que j'ignor' de moi
... et puis j'aime
cette façon qu'il a
d'être lui
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Ecoute autour de toi
Ce tapage incessant
Vacarme assourdissant
De tous ces gens qui croient
Hurlant leur impatience
Pouvoir prendre conscience
De ce qu'ils sont vraiment
De ce qui les attend
Un peu plus loin
Regarde autour de toi
Regarde-les partir
Chercher puis revenir
Sans comprendre pourquoi
Ils ne le trouvent pas
Leur instant de bonheur
Enfoui dans ce malheur
Qu'ils ne surmontent pas
Qui les retient
Regarde-les qui suivent
Tous le même chemin
Espérant parvenir
A un destin commun
Regarde-les lutter
Contre le temps qui passe
Regarde-les chercher
Au fin fond d'une impasse
Ce qui n'apporte rien
Devant eux c'est l'errance
Ils se trompent de route
Car ils oublient le doute
L'erreur et l'ignorance
Demi-tour on s'en va
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un jour il fera nuit
ta vie s'achèvera
comme un feu d'artifice
en noir et blanc
sans couleur
sans rien du tout
tout recommencera
une nouvelle vie
un enfant innocent
prendra ta place
et vivra
son rien du tout
cet enfant grandira
perdra son innocence
en devenant adulte
beaucoup trop vite
une vie
un rien du tout
cet enfant souffrira
telle est sa destinée
celle de tous ses frères
êtres humains
comme lui
ces riens du tout
il connaîtra l'amour
bonheur et désespoir
sa seule vraie raison
d'être en vie
d'être ici
sans rien du tout
puis il verra la guerre
et il voudra se battre
détruire et massacrer
d'autres humains
sans raison
pour rien du tout
tout passera trop vite
entre les hauts les bas
la vie qui continue
insignifiante
temps perdu
du rien du tout
et un jour il fait nuit
une autre vie s'achève
comme un feu d'artifice
en noir et blanc
sans couleur
sans rien du tout
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Un mensonge ronge mes songes
Moi qui pensais que c'était vrai
Que rien ne peut valoir la vie
On m'a menti
On m'a trompée on a triché
On a joué avec mes idées
On m'a fait croire à la beauté
D'un mond' qui n'est qu'hostilité
Mais c'est fini
Car tout s'effondre autour de moi
Espoirs et naïves pensées
Utopies tout s'est envolé
Je ne crois que ce que je vois
Désillusion
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Un regard
Pour un départ
Une fraction de seconde
Petit bout d'éternité
Pour se raconter le monde
Juste avant de se quitter
Mes yeux
Qui plongent dans les tiens
Tes yeux
Qui reflètent les miens
Et à peine quelques larmes
A peine de quoi pleurer
De quoi conserver le charme
D'une douleur étouffée
Et mes yeux
Qui s'éloignent des tiens
Et tes yeux
Qui voient se fermer les miens
Pas de parole d'adieu
Rien qu'un langage des yeux
Pour exprimer la souffrance
Dans toute sa violence
Un regard
Pour un espoir
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Un silence entre les mots
Pour essayer de se dire
Ce qui ne peut pas s'écrire
Un regard qui fait passer
Ce qu'on ne saurait hurler
Un silence entre les mots
Prendre le temps d'échanger
Un petit bout de son âme
Un morceau de ses pensées
Dans le calme et sans vacarme
Un silence entre les mots
Juste le temps de comprendre
Ce que l'autre peut donner
Tout ce qu'on pourra lui rendre
Echanger et partager
Un silence entre les mots
Pour apprendre le respect
Réussir à découvrir
Ce qu'on aime et ce qu'on est
Et ce qui fait qu'on s'attire
Un silence entre les mots
Si précieux…
... Mais fermez vos gueules bande de cons ! ...
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La vie est en rose bonbon
L'existence est acidulée
Avec un petit goût sucré
Tout ce qu'il faut rien que du bon
Beark !… Arrêtez ça je vais vomir !
Couleurs vives et assorties
La vie tout un état d'esprit
Calculée uniformisée
Prête à porter… Aseptisée ?
Rien de tout ça ne doit choquer
Beau et facile à digérer
Comme une pub à la télé
L'être humain contre le progrès
Hypnotisé
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C'est la nuit l'hiver et j'ai froid
Le front contre une vitre froide
Pour y écraser le malheur
Les yeux perdus dans la douleur
Toute une âme en pleine noyade
Je regarde mais ne vois pas
Quelques silhouettes encore en vie
Se déplacent d'un pas fuyant
Dans la ville presque endormie
Elles sont heureuses ou font semblant
Noël approche elles jouent le jeu
Et ne demandent rien de mieux
Je ne m'y intéresse pas
Je fixe un soleil électrique
Qui répand dans l'obscurité
Un' triste luminosité
Car une lumière électrique
N'est pas assez riche en couleurs
Ne sait pas réchauffer les coeurs
Et déjà tout s'effondre en moi
Parfois j'aimerais savoir croire
En ces dieux qui n'existent pas
Pour pouvoir trouver quelque part
Ta voix qui dit ne pleure pas
Mais toi tu n'es déjà plus là
Je ne pense plus au futur
Il n'y a que toi au passé
Cette question qui me torture
T'ai-je suffisamment montré
Que je t'aimais ?
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Il y a ta frustration
Dans une bulle de soupir
Il y a ces souvenirs
Qui voudraient pouvoir s'évanouir
Il y a ton envie de t'enfuir
Tout ce qu'on ne peut pas détruire
Il y a ton émotion
Dans une goutte de sourire
Il y a parfois ton rire
Et ton désir de t'en sortir
Il y a la main que je te tends
Que je te supplie de saisir
Il y a surtout ces questions
Dissimulées dans ton délire
Il y a ton désespoir
Ce que tu refuses de voir
Ce que tu voudrais obscurcir
Mais tu ne sais pas te mentir
Il existe une solution
Tout est en toi et pas si loin
Et le reste tient dans la main
Que je tends pour te secourir
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une haine élevée
au-dessus d'un amour
une main trop fermée
qui ne sait plus s'offrir
un sourire crispé
qui se tort en grimace
un rire si forcé
qu'il dégouline en larmes
un regard détourné
de ce qu'il faudrait voir
un silence égorgé
qui devient cri de guerre
tout sonne faux
car il n'y a plus rien
rien qu'un dernier humain
un être à peine humain
car dépourvu de main
de sourire
et de rire
de regard
et d'amour
juste un dernier humain
une erreur
qui se meurt
pour qu'il ne reste rien
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